Le Club des Survivants – Intégrale – Mary Balogh

C’est l’été et ce sont les vacances et pour reposer mon cerveau entre 2 couches de peintures, j’ai jeté mon dévolu sur une série de Mary Balogh qui aura eu le mérite d’occuper le maigre temps de lecture que j’arrivais à m’octroyer pendant le mois de juillet 😅 Vu le retard monstre que j’ai accumulé dans mes chroniques, je ne vais pas chroniquer individuellement chaque tome, sinon, j’y suis encore l’année prochaine et je serais obligé de relire les tomes au fur et à mesure parce que j’en aurais oublié l’essentielle 😆

Mary Balogh est une valeur sûre des éditions J’ai Lu qui a publié quasiment une quarantaine de ses romans et un autre est à paraître au mois de septembre dans la collection Regency. Et surtout, elle reste une référence de la romance « régence ». Je ne savais pas vraiment vers quelle série me tourner car plusieurs ont été éditées en France, finalement, j’ai choisi le Club des Survivants, parce que j’aime bien quand les héros blessés physiquement ou psychologiquement, bref, les héros parfaits dans leurs imperfections.

Globalement, j’ai pris plaisir à lire la série même s’il y a clairement des romans moins intéressants que les autres. La plume de Mary Balogh est plaisante à lire même si je trouve que le style commence un peu à dater. Quand je compare son style à des autrices plus jeunes, je sens bien la différence dans le rythme et la romance. Mais, le style de Mary Balogh a néanmoins son charme ☺

La série du « Club des Survivants » est composée de 7 romans dont les héros ont tous, ou presque, été blessés pendant les guerres napoléoniennes, ils se reconstruisent tous à leur rythme et à leur façon pour se réintégrer tant bien que mal à la société. Et il est parfaitement normal que leur reconstruction passe par l’amour qui va les pousser dans leurs retranchements pour mieux accepter leur nouvelle vie.


– Une demande en mariage –

Au domaine de Penderris, on soigne les corps et les âmes blessés. C’est ici qu’on accueille les valeureux officiers rescapés des guerres napoléoniennes. Et si lord Trentham, récemment anobli pour ses faits d’armes, a la chance d’être valide, son traumatisme n’en est pas moins profond. Maintenant qu’il a un titre à transmettre, il doit se marier. Or quelle femme voudrait de lui alors qu’il se déteste lui-même ? Peut-être cette jeune veuve, lady Muir. Elle aussi a connu son lot de souffrances, mais c’est une lady raffinée, tandis que lui n’est qu’un rustre. Et il a beau être fou d’elle, un monde les sépare.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome notamment grâce aux personnages d’Hugo, dont les blessures psychologiques sont profondes, et de Gwen qui cache elle aussi ses propres blessures. Le duo fonctionne parfaitement… Bien que Hugo soit un noble, il n’a été anobli que suite à ses faits d’armes et beaucoup d’aristocrates le considèrent comme un imposteur qui n’a pas sa place dans la société. Cela démontre une nouvelle fois combien l’évolution dans la société était quasiment impossible et les obstacles nombreux. Une chouette lecture !!!

– Un mariage surprise –

C’est l’émoi à Barton Coombs, où le vicomte Darleigh est de retour après avoir perdu la vue à la guerre. Aussitôt un complot s’organise chez ses voisins, les March. Leur fille Henrietta est en âge de se marier, le vicomte est riche, il ne reste plus qu’à les réunir, quitte à organiser un petit traquenard. Ce plan sournois sera déjoué par la cousine de Henrietta, la discrète Sophia, qui vit chez les March en tant que parente pauvre. La sanction est immédiate : elle est jetée à la rue. Mais le vicomte s’émeut du sort de cette jeune personne si droite, à qui il doit une fière chandelle. Et il lui propose un bien étrange arrangement…

A la lecture du résumé, c’était probablement un des livres qui me tentait le plus et puis l’enthousiasme est retombé au fur et à mesure où les pages se tournaient. J’ai eu du mal à accrocher au duo Vincent et Sophia, je ne sais pas pourquoi mais je trouvais que ça manquait cruellement d’alchimie. Après Sophia est volontaire, elle n’hésite à se dévouer pour améliorer la vie de Vincent, et bien souvent ses idées sont très bonnes. Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier au résumé 🤷‍♀️😅

– L’échappée belle –

Après s’être dévouée corps et âme à son époux, Samantha McKay espère profiter de la vie, mais sa belle-famille veut lui faire porter le deuil et la cloîtrer. Ils sont persuadés que son sang bohémien la poussera à déshonorer leur nom. Effectivement, la jeune veuve a bien l’intention de se rebeller et de faire une proposition scandaleuse à son nouveau voisin, sir Benedict. Infirme, il ne se sent plus à sa place nulle part. Pourquoi n’aiderait-il pas Samantha à fuir au Pays de Galles où elle possède une chaumière ? Ainsi commence l’échappée belle…

Après la déception du tome 2, j’ai commencé un peu à reculons ce tome 3 et finalement, j’ai bien aimé ma lecture. Samantha est un personnage qui m’a beaucoup touché de par son abnégation envers son mari quand il a été blessé, elle s’est pliée à la moindre de ses exigences et maintenant elle a une soif éperdue de liberté mais sa belle-famille la pousse à un deuil très strict. J’ai trouvé que c’était un personnage solaire et si au début du roman elle cache plutôt bien son caractère, celui-ci est vif, passionné et spontané. J’ai aimé l’alchimie qui se crée au fil des pages avec Benedict. Ce voyage au Pays de Galle est pour tous les deux un exutoire qui va leur permettre de cicatriser les blessures du passé pour mieux avancer.

– Rien qu’un enchantement –

Lorsque Flavian Arnott, membre du Club des Survivants, revient de la guerre, il constate que Velma, sa fiancée, l'a trahi et a épousé un autre homme. Blessé, humilié, il s'est juré de ne plus jamais croire à l'amour. Or, Velma est désormais veuve. Tout le monde s'attend qu’ils renouent... et Flavian panique et il demande la main d'Agnès, jeune femme tranquille et raisonnable qui entend elle aussi fuir la passion. Il croit ainsi préserver sa tranquillité d'âme. Mais le jour où Agnès s'aperçoit qu'il l'a épousée par dépit, il comprend qu'il ne pourra pas éviter les tourments du cœur.

J’ai bien aimé ce tome 4 alors que le personnage de Flavian n’était pas celui qui m’intéressait le plus. Au final, j’ai bien aimé son histoire que l’on découvre un peu en même temps que lui puisque sa blessure a engendré des pertes de mémoires, il se souvient de l’essentiel mais il lui manque clairement des pièces du puzzle. J’ai également apprécié le personnage d’Agnès, plutôt terre à terre, et finalement je trouve que son couple avec Flavian fonctionne. Et pour une fois, j’apprécie l’élément perturbateur qui est une peste et une manipulatrice finie.

– Rien qu’une promesse –

Revenu de la guerre, Ralph Stockwood se sent tel un mort vivant. Pourtant il doit se marier, comme le lui rappelle sa grand-mère, la duchesse de Worthingham. C'est alors que la dame de compagnie de cette dernière lui propose de l'épouser. Chloé Muirhead n'a en effet aucune perspective d'avenir et la sécurité lui suffit. En contrepartie, elle donnera une descendance à Ralph. D'abord déconcerté, Ralph accepte le marché. Il ne croit pas au bonheur conjugal, alors que risque-t-il ? Il accède même à la seule condition exigée par Chloé : ne jamais la forcer à retourner à Londres. Une promesse qu'il va trahir...

Je reste mi-figue mi-raisin concernant ce tome 5 🙄 Il y a des choses intéressantes et d’autres qui m’ont profondément ennuyée. La personnalité de Chloé m’a beaucoup plu et puis pour une fois, c’est la femme qui propose le mariage sous condition stricte. Je regrette l’enchaînement trop rapide des évènements et le retournement de situation sorti de nul part qui finalement fait plouf. Dommage😶

– Rien qu’un baiser –

Bien qu'il ait tout pour être heureux, Percival, comte de Hardford, s'ennuie. Sur un coup de tête, il quitte Londres pour son domaine de Cornouailles, qu'il pense trouver en piteux état puisqu'il n'y a jamais mis les pieds. À sa grande surprise, il découvre une maison parfaitement entretenue, quoique envahie d'une véritable ménagerie. Sans compter sa tante, une vague cousine, et une certaine lady Barclay. Au premier regard, Percy juge la jeune veuve froide comme le marbre. Mais lorsqu'il apprend les épreuves qu’elle a traversées, il se surprend à tout tenter dans l'espoir de conquérir son cœur meurtri.

Alors, j’avoue tout, Imogen n’était pas le personnage qui me faisait rêver et je n’avais pas franchement hâte de lire le tome qui lui était dédié… A tort !!!! J’ai beaucoup aimé ce tome grâce à Imogen qui offre une histoire bien plus tragique que je n’aurais pu penser. Grâce à Percy qui semble être un aristocrate dans toute sa splendeur et finalement est plus profond que les apparences laissent entrevoir. Et grâce aux personnages secondaires, la tante et la dame de compagnie sont absolument truculentes, tout comme la ménagerie. De la contrebande, de la traîtrise, des blessées, des morts, du chantage, et au milieu de tout ça Imogen et Percy qui se découvrent. Une très chouette lecture !!!

– Rien que l’amour –

À l’aube de la quarantaine, Dora Debbins mène une vie tranquille à Inglebrook où elle enseigne la musique. Un beau matin, le duc de Stanbrook frappe à sa porte. Ce veuf un brin intimidant, qui a fondé le Club des Survivants, s’ennuie maintenant que ses protégés ont quitté Penderris Hall. Aussi lui propose-t-il d’unir leurs deux solitudes en l’épousant. Dora tombe des nues... et accepte sa proposition. Auprès de cet homme mûr qui lui offre son amitié, elle trouvera un bonheur simple et la stabilité. Elle ne sait pas encore que les secrets du passé ne s’enterrent pas si aisément et refont surface quand on s’y attend le moins.

J’avoue que j’avais très envie de lire ce dernier tome car il met en avant des héros un peu à contre-courant dans le milieu de la romance « regency », l’héroïne a presque 40 ans, le héros approche des 50 ans, et au XIXème, c’est vieux et pas qu’un peu !!! Dora est une femme libre et indépendante, bon, je trouve qu’elle accepte trop vite la proposition de George mais c’est pas grave. Après tout s’enchaîne assez rapidement, et George cache aussi un secret, un poil alambiqué mais bon… Je trouve que l’alchimie prend bien entre Dora et George, à leur manière, ils sont mignons. D’ordinaire, j’aime les épilogues, mais là, je l’ai trouvé un poil brouillon.


J’ai apprécié la lecture de la série même s’il y a des tomes qui sont moins intéressants que d’autres, après je peux comprendre qu’il soit difficile de tenir la qualité sur 7 livres avec des héros touchants et passionnants et de bonnes histoires. Je pense que la série peut être une chouette lecture d’été ou de plage 😀

Et pour une fois, je note sur 10, plus facile d’affiner ma note que sur 5 🙃

Note : 7.5 sur 10.

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