Les Lames du Cardinal – Tome 1 – Les Lames du Cardinal – Pierre Pevel

Paris, an de grâce 1633.
Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l’une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse se garder des ennemis de la Couronne. L’espionnage, l’assassinat, la guerre, tout est bon pour parvenir à leurs fins… et même la sorcellerie, qui est l’oeuvre des plus fourbes adversaires du royaume : les dragons ! Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir.
Déjà la cour d’Espagne est tombée entre leurs griffes… Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n’ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l’heure est venue de reformer l’élite secrète qu’il commandait jadis, une compagnie d’aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d’élégance, de courage et d’astuce, ne redoutant nul danger.
Les Lames du Cardinal !

Après Le Paris des Merveilles, je remonte un petit peu plus le temps et replonge dans la France du XVIIème siècle, ses guerres, ses complots, ses gardes du Cardinal, ses mousquetaires et ses dragons… Je retrouve avec plaisir la plume de Pierre Pevel même si j’ai eu plus de mal à accrocher aux aventures des Lames du Cardinal, la lecture fut quelque peu laborieuse mais j’ai tenu bon, je n’ai pas abandonné et j’ai fini par me laisser charmer par l’intrigue et les personnages.

Dès les premiers chapitres, je sens la volonté qu’a Pierre Pevel de proposer un cycle ambitieux avec un style s’approchant des romans de cape et d’épée d’Alexandre Dumas père. Et, l’énorme travail de recherche pour décrire au mieux le Paris de Louis XIII se ressent à la lecture, il y a d’ailleurs un plan de Paris au début du livre qui permet de situer les lieux, car la capitale a beaucoup changé entre le XVIIème siècle et aujourd’hui, ce plan de Paris est donc essentiel… Dommage, sur ma liseuse, il était juste illisible 😅

La mort va avec la guerre. Quant à la trahison, elle va avec la vie…

J’ai eu dû mal à me plonger dans les aventures des Lames du Cardinal, j’ai trouvé le début du roman parfois décousu avec beaucoup de personnages, beaucoup de lieux, et des chapitres très courts… Ces changements de lieux, de personnages et d’actions m’ont perturbés, j’ai trouve que c’est un choix malheureux de l’auteur qui m’a perdu. Tout comme l’intrigue qui a dû mal à émerger parmi tout ce petit monde éparpillé aux quatre coins de Paris. Je suis consciente que les Lames du Cardinal ne pouvaient pas se retrouver dans un même lieu en un claquement de doigts mais j’aurais aimé que cela soit plus rapide pour développer l’intrigue qui commence à réellement prendre forme dans le dernier tiers du roman.

Si le style choisi par Pierre Pevel colle bien à l’époque où se déroule le roman, et il réussi à bien s’approprié le style Alexandre Dumas tout en le modernisant, j’ai apprécié le vieux français des personnages même si parfois cela donne des tournures de phrases alambiquées. Là, où j’ai eu le plus de problème, c’est sur certains passages descriptifs qui me sortaient de l’histoire… Alors oui, il y a du travail de recherche, les points historiques et autres descriptions de monuments sont nombreux mais je les trouve mal intégrés à l’histoire, un peu de subtilité n’aurait pas fait de mal sur ce point. Mis à part ce petit point noir, le style Pevel est toujours agréable à lire et a une bonne dynamique pour les scènes d’action, c’est rythmé dans la digne ligné d’un film de cape et d’épée. Après, il faut tenir le lecteur en haleine le lecteur, Pierre Pevel multiplie les révélations tout au long du roman et multiplie les cliffhangers à la fin pour inciter à ouvrir le tome 2 dans la foulée. J’avais reproché le manque de liens entre les tomes du Paris des Merveilles, cela ne sera pas le cas ici. Même si l’intrigue est résolue à la fin, il y a encore beaucoup de questions qui trouveront réponses dans les 2 autres livres.

Je ne suis pas un héros. Je ne suis qu’une épée.

Les personnages sont nombreux et si le groupe des Lames du Cardinal a l’air de posséder une bonne dynamique, je n’ai, pour le moment, pas ressenti d’attachement particulier à ces héros, mis à part Saint-Lucq que je trouve très intriguant. Pour le moment, les dragons ne sont insérés dans le roman de façon subtile, on sent plus la menace draconique qu’on ne la voit sur ce premier volume.

Un premier tome prometteur mais pas exempt de défaut, il m’aura fallu du temps pour me plonger réellement dans l’intrigue… Trop de temps… Me connaissant, j’aurais abandonné ma lecture depuis longtemps si je n’avais su que ce cycle est apprécié. Et finalement, la mayonnaise Les Trois Mousquetaire option dragons a fini par prendre. Un chouette moment lecture malgré tout.

Note : 3.5 sur 5.

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