Jeunes filles en fleurs – Tome 4 – Séduction – Laura Lee Guhrke

« Une intrigue inepte… Une comédie aussi distrayante qu’une visite chez le dentiste ! » Le comte d’Avermore enrage à la lecture de l’article consacré à sa dernière pièce. Lui, le cocaïnomane repenti, sait pourtant que ses vices ont tué son inspiration et qu’il est un auteur fini. N’empêche, être traité en ces termes, c’est intolérable. Cet écrivaillon qui se permet de l’éreinter dans la Gazette et qui signe du nom de « George Lindsay » va s’en repentir. Mais le comte ignore que, sous ce pseudonyme, se cache Daisy Merrick, une journaliste débutante qui n’a pas fini de le surprendre.

Alors que je pensais alterner mes types de lecture, je suis tombée dans le piège très classique « puisque tu as toute la série autant la lire d’un coup » 😆 Je n’ai aucune volonté 😅 Je me suis retrouvée comme Monwgli face à Kaa…

Après Et il l’embrassa, L’héritière et Désirs Secrets, où Laura Lee Guhrke nous proposait des héroïnes travaillant et financièrement indépendante, ce dernier tome n’échappe pas à la règle même si la carrière de Daisy n’est pas aussi florissante au début du livre. Il faut dire que Daisy a son petit caractère et que cela lui joue bien souvent des tours au grand désespoir de Lucy, sa grande sœur. Dans l’ensemble, j’ai bien aimé la lecture de ce dernier, il y a certes des points qui m’ont un peu embêtés mais, là, c’est purement un ressenti 🙃

Daisy est une jeune femme fort sympathique mais un peu étouffée par sa grande sœur qui la place systématiquement pour un travail de bureau alors que le rêve de Daisy est de devenir romancière. Elle est un peu maladroite, têtue, impulsive et surtout trop jolie pour que ses employeurs gardent leurs mains dans leur poche. Alors, elle parvient difficilement à garder un emploi… Et quand elle ose pousser la porte des éditions Marlowe, que l’autrice nous avait présenté dans le tome 1, on lui confie la mission d’écrire une critique de la nouvelle pièce de théâtre de Sebastian Grant qui est considéré comme un écrivain de génie… Et la critique fort assassine va ouvrir bien des portes à Daisy qui vont lui permettre de se rapprocher de son rêve. Daisy a de nombreuses qualités mais je l’ai trouvé parfois agaçante. Oui, j’ai beaucoup de mal avec les personnages un poil intrusif qui pensent toujours savoir ce qui est bon pour les autres. Daisy donnait bien des conseils à Sebastian sans chercher à le comprendre. Alors, oui, je peux comprendre qu’il fallait un électrochoc pour sortir Sebastian de sa torpeur, mais Daisy avait un peu la délicatesse d’un troupeau de bisons lancé au galop 😅 Mode, il faut, il faut, il faut…

Elle supposa que son explication était aussi crédible que les histoires de fusées partant pour la lune que contait Jules Verne dans ses romans d’anticipation.

Sebastian Grant, comte d’Avermore, est un personnage complexe qui vit avec ses démons. Il a complètement sombré face au syndrome de la page blanche, face au critique et face à l’attente des lecteurs qui espèrent toujours un roman meilleur que le précédent. Son perfectionnisme et la pression était telle qu’il n’a pas résisté à l’appel de la cocaïne qui l’a aidé à surmonter ses peurs. Mais la qualité de ses romans s’est continuellement dégradée, il se rendait compte que ce qu’il écrivait était mauvais mais il avait besoin d’argent… Il ne veut plus écrire une seule ligne… Et trouve toutes les excuses du monde pour ne pas reprendre la plume. Et malheureusement pour lui, personne ne va le laisser tranquille… Et surtout pas Daisy qui va user de tous les stratagèmes possibles et inimaginables pour sortir Sebastian de son trou… Et elle est très forte en chantage la petite Daisy, elle n’hésite à rappeler les termes du contrat signé par Sebastian pour le mettre devant ses responsabilités et elle n’hésite pas à user du chantage pour l’inciter à réécrire le roman qu’il avait sorti des oubliettes pour qu’on lui fiche la paix. Mais le jeu de séduction va être bien trop tentant…

Une nouvelle fois, j’aime beaucoup que l’autrice place son action à la fin du XIXème siècle, les mœurs évoluent et le progrès industriel prend de plus en plus de place. L’alchimie entre Daisy et Sebastian est bien présente et les dialogues sont parfois incisifs. Laura Lee Guhrke nous conte l’histoire de deux écrivains à des stades différents de leur carrière qui se cherchent et qui, en travaillant en duo, vont réussir à tirer le meilleur d’eux-mêmes.

Un dernier roman qui clôture parfaitement la série.

Note : 4 sur 5.

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