Princess Bride – William Goldman

Le Grand Classique du Conte de Grand Amour et de Grande Aventure de S. Morgenstern. Il était une fois… la plus belle des aventures, auréolée par le grand amour, le seul, le vrai.
Plébiscité par des millions de lecteurs, Princess Bride est un livre culte qui devint un film culte. Un récit de duels à l’épée, de vengeance, de passion et de miracles.
Ce conte intemporel écrit par S. Morgenstern – redécouvert et merveilleusement abrégé par William Goldman – est peuplé de personnages aussi inoubliables que Westley, le beau valet de ferme qui risque sa vie pour la femme qu’il aime ; Inigo Montoya, le bretteur espagnol qui ne vit que pour venger la mort de son père ; et bien sûr, Bouton d’or : la princesse, la femme idéale, la plus belle de toute l’histoire du monde.

Je crois qu’il est complètement inutile de présenter Princess Bride, film culte bourré de répliques culte qui a marqué la pop-culture. Ce film, sorti en 1987, fait parti de mes nombreuses madeleines de Proust que j’aime reregarder avec toujours autant de plaisir.

Mais, je ne m’étais jamais vraiment intéressé à la génèse du film. Adapté du roman éponyme de William Goldman, il est paru au Etats-Unis en 1973, je suis surprise de voir que c’est un vieux livre. Il a été traduit une première fois en France en 1988 aux éditions J’ai Lu puis une nouvelle traduction est proposée en 2004 pour Bragelonne. C’est en déambulant dans les allées de la librairie des Utopiales que je l’ai vu sur un étal et il était vachement tentant… Et tadam !!!

Je ne vais pas trop revenir sur l’histoire que tout le monde connait et si vous ne la connaissez pas, alors il est urgent de regarder le film 😆 C’est donc une histoire d’amour, de vengeance, d’intrigues et de cape et d’épées.

Bonjour, mon nom est Inigo Motoya, tu as tué mon père, prépare-toi à mourir.

J’ai d’abord été très surprise par la construction du roman, c’est clairement un ovni. Mais vraiment… Goldman prend le parti de présenter le roman comme étant l’œuvre de l’écrivain florin Simon Morgenstern abrégée et commentée par lui. Ce qui donne des interruptions régulières dans le récit pour que Goldman nous partage ses pensées, ses choix quant aux différentes coupes choisies et tout simplement sa vie. Le procédé narratif est franchement déroutant au début, et je pense que cela peut rebuter de nombreux(ses) lecteurs(trices), mais après un petit temps d’adaptation j’ai trouvé ses interventions drôles, sarcastiques et tendres. Mais clairement, le point fort du roman, c’est la plume de Goldman, c’est bourré de répliques cultes ascendance assassines ascendance bien lancées. Une fois sorti de ses interventions, l’histoire est fun, drôle et rythmé et franchement le film adapte très bien le roman.

J’ai pris plaisir à retrouver les personnages de mon adolescence… Je vous un culte infini à Inigo Montoya, dont l’histoire est bien plus développée dans le roman. J’ai appris à aimer Fezzik, que j’appréciais seulement « sans plus », là aussi grâce à son passé qui nous est conté. J’ai trouvé Bouton d’Or plus incisive dans le roman que dans le film et Westley, reste fidèle à lui-même. Les méchants sont diablement méchants et j’ai aimé les détester.

J’ai un fils gras et gâté : il ne va pas se taper Claudia Schiffer. Il restera toujours gros, et même si un jour il maigrit il restera gros dans sa tête, et gâté, et la vie ne lui suffira jamais, il ne sera jamais heureux, et tout est de ma faute peut-être – disons que tout est de ma faute si vous voulez.

Une fois lancé dans la lecture, Princess Bride présente peu de temps mort… Les aventures s’enchaînent rapidement et même en connaissant l’histoire, j’ai dévoré le livre. J’ai été charmé par l’humour présent dans le livre qui donne du punch à l’ensemble. Je ne me suis pas ennuyé une seconde. Par contre, comme dans le film, la fin est un peu bizarre, cela se termine un peu en queue de poisson. D’ailleurs, en 1998, pour fêter les 25 ans du roman, William Goldman reprend la plume et écrit les premiers chapitres d’une suite intitulé Le Bébé de Bouton d’Or. Et là, il faut être bien accroché, car c’est complètement délirant…

— Je n’aime pas l’idée de tuer une fille, protesta l’Espagnol.

— Dieu le fait tout le temps ; si ça ne l’ennuie pas, ça ne devrait pas t’inquiéter.

Pour conclure, le roman Princess Bride est certes un ovni mais c’est aussi un petit bijou d’humour, d’action, d’aventure et de bon mot. Une lecture totalement régressive et jubilatoire !

Note : 5 sur 5.

3 réflexions sur “Princess Bride – William Goldman

  1. Je n’ai jamais dépassé quelques minutes du film et quelques pages du roman, mais ton avis me rappelle qu’il faudrait que je lui donne sérieusement sa chance, les interventions de l’auteur m’intriguant. Avec ce genre de procédé, c’est clairement ça passe ou ça casse !

    Aimé par 1 personne

    • J’ai eu clairement du mal au début du roman et j’ai dû m’accrocher car oui, avec ce genre de procédé, ça passe ou ça casse. C’est assez perturbant, je ne m’attendais tellement pas à ça en ouvrant le livre 😂

      Aimé par 1 personne

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