[Hors-Série] Les screwball comedy

Parce qu’il n’y a pas que la lecture dans ma vie, je ferais de temps en temps des petits articles « hors-série », histoire d’évoquer mes autres passions 😀

Et pour ce premier hors-série, j’ai décidé de me replonger dans l’univers des screwball comedy !!! J’ai découvert ce genre il y a une dizaine d’années et j’ai découvert des petites pépites qui méritent d’être vues et revues. Mais commençons pas le commencement 😉

Qu’est-ce qu’une screwball comedy ?

La question essentielle !!! Je vais essayer d’être concise, de ne rien oublier et surtout d’être précise car c’est un genre très particulier qui couvre une période bien particulière.

Tout d’abord, un peu de vocabulaire… Le mot screwball est issu du jargon de baseball, il désigne une balle lancée dont la trajectoire est imprévisible. Et dans l’argot américain, ce mot désigne un individu au comportement étrange voire excentrique. Donc, une screwball comedy est un type de comédie burlesque et loufoque, elle comporte des dialogues vifs, insicifs et endiablés. L’intrigue est centrée autour des relations hommes/femmes abordant des thèmes comme la rupture, le divorce, le remariage ou encore l’adultère. En fait, les éléments qui définissent les screwball comedy sont assez réduits, ce qui explique que le nombre de films que l’on peut classer dans cette catégorie sont assez réduits 🙂

  • La situation présentée dans le film doit être ridicule, une vraie farce
  • L’opposition des classes, bien souvent les riches et les travailleurs
  • Des personnages féminins libres à la forte personnalité
  • Vivacité dans les dialogues, c’est hyper rythmé
  • Le divorce ou le remariage
  • Les personnages modestes ont des valeurs supérieures à celles des personnages riches. Les riches adoptant au fil du film les valeurs des plus modestes.
  • Eléments romantiques, dans les screwball comedy, les opposés s’attirent et se complètent

Les limites temporelles des screwball comedy sont, à la fois, facile et difficile à définir. Tout le monde s’accorde à dire que le premier film du genre est New York-Miami de Frank Capra, sorti en 1934. La fin est plus flou, son âge d’or se termine au milieu des années 40, la Seconde Guerre Mondiale et la fin de la Grande Dépression pourrait expliquer le déclin de ses comédies en minant les codes du genre. Toutefois, les screwball comedy ont laissé leurs empruntes, il n’est pas rare de retrouver des éléments du genre dans films plus récents.

Voilà, maintenant, vous savez tout sur les screwball comedy et vous pourrez briller en société avec ce savoir 😆

Et après la théorie, la pratique 😉

Quelques screwball comedy

Il est quasiment impossible de faire une liste complète des screwball comedy, je vais rapidement vous présenter quelques classiques du genre qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie 🙂 J’ai encore des films à voir dans ma liste mais il n’est pas évident de les trouver, je prends mon mal en patience…

L’impossible Monsieur Bébé de Howard Hawks – 1938 – 102min

Si vous deviez voir ne serait-ce qu’une screwball comedy, ce serait celle-ci !!! C’est burlesque, c’est loufoque… Gary Grant et Katharine Hepburn forment un couple mythique et les dialogues sont juste magiques.

David Huxley, paléontologue farfelu, est fiancé à sa secrétaire Alice. Avant leur mariage, il doit assembler les os d'un gigantesque dinosaure et trouver l'argent pour sauver son musée. C'est alors qu'il fait la connaissance de Susan Vance, une riche héritière écervelée, qui tombe amoureuse de lui. Celle-ci le convainc de s'occuper de "Bébé", un léopard domestiqué...

Indiscrétions de George Cukor – 1940

Certains pensent qu’Indiscrétions est la meilleure screwball comedy, et j’avoue que j’ai hésité à la mettre en premier mais je lui préfère L’impossible Monsieur Bébé. Tout comme la précédente, Gary Grant et Katharine Hepburn font des étincelles.

Tracy Samantha Lord, aristocrate, doit épouser en secondes noces George Kittredge, plébéien enrichi. Son premier mari, Dexter Haven, s'ingénie à faire échouer le projet en proposant ses services à l'éditeur d'une feuille à scandales. Mike, journaliste et Liz, photographe, sont introduits dans la somptueuse demeure des Lord, grâce à la complicité de Dexter...

New York-Miami de Frank Capra – 1934

La toute première screwball comedy, et quand on a été habitué comme moi à voir Clark Gable en Rhett Butler, le voir ici dans un registre comique est déroutant. Le film est vraiment chouette !

Ellie fuit son père millionnaire et décide de rallier New York. Elle rencontre Pete, un journaliste, dans le bus, qui comprend très vite qui elle est, son père ayant promis une récompense à qui la lui ramènerait. Peu à peu, alors que l'argent commence à leur faire défaut et qu'ils continuent de fuir en auto-stop, Ellie apprend à mieux connaître Pete.

La Dame du vendredi de Howard Hawks – 1940

Pas mon préféré, mais La Dame du vendredi est un classique qui est souvent cité comme un incontournable des screwball comedy. Je trouve donc normal de le citer.

Hildy Johnson vient de divorcer de Walter Burns, le rédacteur en chef du journal pour lequel elle travaille. Elle annonce à son ex-mari qu'elle démissionne pour se marier à Bruce Baldwin, un assureur qui mène une vie calme. Mais Walter lui demande de couvrir un dernier évènement : l'execution d'un condamné à mort qui clame son innocence. Hildy interviewe le condamné qui en profite pour s'échapper. Convaincu de son innocence, Hildy le cache dans les locaux du journal...

La joyeuse Suicidée de William A. Wellman – 1937

Celui-là, je ne l’ai pas encore vu mais il est sur ma watchlist quand j’aurais le temps et que je serais en vacances 🙂

Le journaliste Wallace Cook propose d'écrire une séries d'histoires sur la malchanceuse Hazel Flagg. Cette-dernière va découvrir que contrairement à ce qu'elle pensait, elle n'a pas été empoisonné au radium, mais accepte tout de même de partir à New York en compagnie de Cook.

Films empruntant certains codes des screwball comedy

Et maintenant quelques films qui, selon moi, emprunte certains codes des scrawball comedy

Arsenic et vieilles dentelles de Franck Capra – 1944

Regardez-le, regardez-le, regardez-le !!!!!! Un de mes films préférés… C’est loufoque, burlesque, caustique !!! Un petit bijou de dialogues et de comiques de situations.

Deux exquises vieilles dames font disparaître de vieux messieurs. Mortimer, leur neveu découvre l'affaire. Mais, l'affaire se corse pour lui quand il découvre que ses cousins, l'un gentil, l'autre méchant, sont également mêlés à l'histoire et que les cadavres s'amoncellent dans la cave.

Certains l’aiment chaud ! de Billy Wilder – 1959

Dois-je vraiment le présenter ? C’est un classique à voir au moins une fois dans sa vie ! « Well… nobody’s perfect ! » 😆

Deux musiciens de jazz au chômage, mêlés involontairement à un règlement de comptes entre gangsters, se transforment en musiciennes pour leur échapper. Ils partent en Floride avec un orchestre féminin. Ils tombent illico amoureux d'une ravissante et blonde créature, Alouette, qui veut épouser un milliardaire.

Pour finir…

Il fallait une sélection de films et celle-ci est somme toute hyper subjective 😀 Sinon, l’article aurait probablement fait le double niveau longueur.

Si vous avez vu certains de ces films, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Si vous pensez que j’ai oublié des films, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Si vous pensez regarder prochainement un des films que j’ai conseillé, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s