Une partie de campagne – Mary Balogh

Recherche gouvernante, discrète, bonne éducation.

Le Tout-Londres est en émoi. Pourquoi Anthony, marquis de Staunton, a-t-il publié cette étrange petite annonce ? En réalité, le jeune homme cherche une épouse. Pour faire enrager son père qu’il déteste, il a décidé de convoler avec la femme la plus ordinaire qu’il pourra dénicher. Mlle Charity Duncan, qui se présente, fera parfaitement l’affaire. Terne, effacée… une vraie petite souris ! En échange d’une rente à vie, elle accepte de se marier et d’être présentée à la famille d’Anthony, lequel compte ensuite l’expédier à la campagne pour ne plus jamais la revoir. Du moins le croit-il…

Je continue ma lecture des romans de la collection « Regency » et il me restait les deux de Mary Balogh et je dois avouer que ni l’un ni l’autre ne me tentait… J’ai lu quelques bons avis sur « Une partie de campagne » et comme je ne me suis absolument pas laissée influencer, ben, j’ai commencé par celui-là. Faible je suis 😆 Et je dois avouer que j’ai été agréablement surprise, je n’attendais pas grand chose mais j’ai finalement bien aimé ma lecture même si tout n’est pas parfait.

Bon, l’histoire est plutôt classique, un héritier qui se marie avec une femme de basse extraction dans le dos de sa famille pour bien faire rager son daron qu’il déteste cordialement. Ce que je pourrais reprocher à ce roman, c’est que tout va trop vite… En même temps, le roman est plutôt court, 218 pages sur ma Kobo, je n’aurais pas été contre 100 pages de plus pour mieux développer les personnages et l’histoire. Car, je pense qu’il fallait plus décortiquer la famille dysfonctionnelle d’Anthony, il y avait tellement de choses à dire. Du coup, je trouve dommage de n’avoir effleurer que le haut de l’iceberg, les frères et sœurs d’Anthony sont rapidement présentés et puis, c’est presque tout… Il n’y a guère que les relations entre ses frères, William et Charles, qui sont un peu plus évoquées et développées… Marianne et Augusta font presque tapisserie. Et je trouve cela fort dommage !!!

Parlons maintenant un peu des héros, oui, il faut bien en parler 😆 D’un côté, nous avons Anthony, le marquis de Staunton, qui a fuit le domaine familiale pour des raisons plus ou moins bonnes et plus ou moins obscures… Bref, si ça pouvait mieux communiquer dans l’aristocratie, il y aurait moins de problèmes familiaux 😀 Il s’exile donc à Londres et vit sa vie et se créer sa propre fortune. Il ne veut pas dépendre de son père et sur ce point-là, il a parfaitement réussi. Je ne peux pas lui reprocher sa prise d’indépendance. Souvent, les aristocrates attendent bien sagement les rentes ou les héritages. Anthony se bouge pour faire fructifier son argent. Après, il reste un personnage plutôt classique, ténébreux, taiseux, en colère et qui se laisse rapidement adoucir par Charity.

Charity quant à elle, elle n’est pas ce qu’elle semble être et force de reconnaître qu’elle détonne dans sa belle-famille et qu’elle met tous les membres assez mal à l’aise au départ. Alors oui, elle était censée être une petite souris grise mais sa nature profonde reprend rapidement le dessus. J’ai bien aimé Charity, car je trouve que c’est un personnage vrai et entier. Elle prend ses responsabilités et se mêle des affaires qui ne la regarde pas, pour le bien de tout le monde. Charity devient le catalyseur des sentiments, grâce à elle, Anthony commence à être honnête envers lui-même et envers les autres. Il comprend peut-être que pendant toutes ces années ses sentiments, son ressenti et ses souvenirs étaient peut-être biaisés à cause des silences et des non-dits. J’ai aimé l’alchimie qui se dégageait de ces deux personnages, j’ai moins aimé l’évolution trop rapide de leur relation. Trop trop trop rapide pour moi 😀

Le livre commence à dater un peu, il est paru dans les années 90 et j’ai parfois trouvé que cela s’en ressentait à la lecture, mais on est loin de la romance historique à la Barbara Cartland et c’est tant mieux 😆 L’ensemble est fluide et j’ai particulièrement été touchée par un passage du roman, après, je suis un cœur sensible dont c’est facile de me toucher.

Une chouette lecture que j’aurais bien aimé se voir prolonger un peu. Il ne me reste plus qu’un roman de la collection « Regency » à lire et d’après ce que j’ai pu lire à droite et à gauche, je n’aurais pas gardé le meilleur pour la fin.

Note : 3.5 sur 5.

5 réflexions sur “Une partie de campagne – Mary Balogh

    • C’est clair que l’intrigue est très très très lu et relu… Au final, je trouve plus intéressant de suivre l’évolution de la famille d’Anthony que l’évolution du couple Anthony/Charity. Dommage que l’autrice n’ai pas plus creuser de ce côté-là 🙂 Mais ça reste une lecture sympathique 🙂
      J’attends de lire ton avis 😉

      Aimé par 1 personne

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