L’Ickabog – J.K. Rowling

Haut comme deux chevaux. Des boules de feu étincelantes à la place des yeux. De longues griffes acérées telles des lames. L’Ickabog arrive…La Cornucopia était un petit royaume heureux. On n’y manquait de rien, le roi portait la plus élégante des moustaches, et le pays était célèbre pour ses mets délicieux : Délice-des-Ducs ou Nacelles-de-Fées, nul ne pouvait goûter ses gâteaux divins sans pleurer de joie ! Mais dans tout le royaume, un monstre rôde : selon la légende, l’Ickabog habitait les Marécages brumeux et froids du nord du pays. On disait de cette créature qu’elle avait de formidables pouvoirs et sortait la nuit pour dévorer les moutons comme les enfants. Des histoires pour les petits et les naïfs ? Parfois, les mythes prennent vie de façon étonnante…Alors, si vous êtes courageux et voulez connaître la vérité, ouvrez ce livre, suivez deux jeunes héros déterminés et perspicaces dans une folle aventure qui changera pour toujours le sort de la Cornucopia.

Ai-je réellement de présenter J.K Rowling ? Je crois pouvoir dire sans me tromper que la réponse à cette question est non 😀 Elle a fait son grand retour dans le rayon littérature jeunesse avec un nouveau roman après des années d’absence. J’ai bien évidemment lu les Harry Potter, plusieurs fois même, et j’ai aussi lu, il y a fort longtemps, les 2 premiers romans de la série Cormoran Strike qui ont été publié sous le pseudonyme de Robert Galbraith, il faudrait d’ailleurs que je les relise car je ne m’en souviens pas très bien. Maintenant que j’en ai terminé de raconter ma petite vie, parlons de ce roman L’Ickabog qui a un parcours assez particulier 🙂

Rapidement, J.K. Rowling a écrit ce roman entre 2003 et 2007 pour ses enfants et pensait le publier après Harry Potter mais elle a préféré se tourner vers la littérature adulte et L’Ickabog a été remisé au grenier jusqu’au confinement de 2020 où il a été sorti des cartons. J.K. Rowling l’a quelque peu réécrit suite aux commentaires de ses enfants, puis l’a publié gratuitement sur son site pour que le maximum d’enfants et d’adultes puissent le lire pendant le confinement. J’avais lu à cette occasion les premiers chapitres, mais je ne suis jamais très assidue quand il s’agit de lire un chapitre par jour sur un site internet, j’oublie puis j’ai trop à rattraper et je fini par laisser tomber. Alors la publication papier tombait très bien et c’est tout naturellement que j’ai été l’acheter dans une librairie 😀

J.K. Rowling décrit son roman comme « conte de fées politique… pour des enfants légèrement plus jeunes » et c’est plutôt un bon résumé. J’irais même plus loin en disant que c’est un conte de fées politique sur le mensonge, la vérité et l’abus de pouvoir, tout un programme pour un roman 😆

De mon œil d’adulte, j’ai trouvé que ce roman avait une vraie résonnance avec le monde réel, entre abus de pouvoir, mensonges, fake news, manipulation et propagation de la peur afin d’essayer de soumettre un peuple. Alors oui, au départ tout commence par un mythe et une question, l’existence de l’ickabog est-elle réelle ? Ni une ni deux, le roi organise une expédition qui tourne mal et c’est le début de la fin. Il y a eu une mort accidentelle et pour éviter le scandale, les deux conseillers du roi vont tout faire pour réécrire l’histoire et accuser l’ickabog… Et ils vont surtout en profiter pour mettre sournoisement la main sur la pays tant le roi est d’une crédulité sans nom, il croit tout ce qu’ils racontent et acceptent tout ce qu’ils proposent pour la soi-disante sécurité du pays même à imposer durement les habitants. Bien évidemment, l’argent des impôts ne va nullement dans les caisses pour la sécurité du pays mais directement dans les poches des deux conseillers qui s’engraissent allègrement sur le dos des habitants en mentant éhontément, se servant de subterfuges pour faire croire à l’existence de l’ickabog et n’hésitant pas à se débarrasser des gêneurs.

Le livre couvre une grande période de plusieurs années, alors oui, au bout d’un moment, le peuple commence à en avoir marre et certains commence à se poser de réelles questions sur ce qu’il se passe dans le pays qui autrefois prospère, est devenu une ruine. Je n’ai pas vraiment trouvé qu’il y avait de héros dans ce roman, car tous ont un rôle, qu’il soit bon ou mauvais, à jouer à un moment de l’histoire. Histoire qui, je le rappelle, commence avec une légende, comme quoi, avec les bons arguments il est facile de manipuler les foules.

Le point fort de L’Ickabog reste l’écriture, c’est fluide et inventif, drôle et caustique, les chapitres sont courts et l’ensemble se lit rapidement. J’ai pris plaisir à le lire, à détester les 2 conseillers et leurs âmes damnés, à encourager ceux qui résistent en croisant les doigts pour qu’ils s’en sortent. L’Ickabog offre une belle leçon de moralité sur le pouvoir et l’abus de pouvoir. Je n’attendais pas grand chose de ce roman et j’ai été agréablement surprise, je pense que je le relirais de temps en temps 😛

Note : 4.5 sur 5.

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